Bonne année crédits !
Lundi 4 janvier 2010
C’est le moment des bonnes résolutions ! Pourquoi ne pas en profiter pour gérer ses crédits, redonner de l’air à son budget ?
L’an passé a été une année difficile. Le nombre de familles surendettées a explosé et les situations sont de plus en plus graves. Cette situation s’explique pour partie par le fait que les personnes obligées d’affronter des procédures extrêmes étaient déjà contraintes à des demandes d’étalement de leurs dettes. Avec la crise, elles ont eu de plus en plus de mal à honorer leurs engagements.
Voilà quelques conseils pour éviter d’en arriver à de telles difficultés.
Prendre garde au crédit revolving
Le crédit revolving, également nommé crédit renouvelable, attire d’une part parce qu’il est flexible et facilement accessible. En effet, on peut obtenir en quelques clics jusqu’à plusieurs milliers d’euros. Sauf que l’on ne s’aperçoit pas toujours que ce type de crédits frise le taux d’usure (jusqu’à 21% d’intérêts), c’est-à-dire qu’il est jusqu’à trois fois plus cher qu’un emprunt affecté.
Il arrive d’autre part que l’on se retrouve avec un crédit sans l’avoir véritablement décidé, par l’intermédiaire d’une carte de fidélité proposée par un magasin lors d’un achat de type téléviseur, mobilier, informatique, etc. L’acheteur se retrouve avec une somme d’argent qu’il peut utiliser au fil de ses remboursements.
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Ce type de crédit revolving peut sembler idéal pour se sortir d’un mauvais pas mais c’est surtout un engrenage qui pousse à la consommation et coûte très cher. Dans 80% des dossiers de surendettement, on trouve ce crédit renouvelable ! En clair, le crédit revolving fait le bonheur des sociétés de crédit qui ne se préoccupent le moins du monde des capacités de remboursement de l’emprunteur, et le malheur des consommateurs qui n’arrivent pas à s’en sortir car les sommes prêtées se retrouvent très vite multipliées, parfois même doublées du fait des intérêts exorbitants.
Certes, la nouvelle loi sur les crédits à la consommation obligera désormais à inclure une part amortissable dans les remboursements, mais le danger financier reste bel et bien présent notamment à cause des taux d’intérêts et le manque de contrôle préalable de solvabilité de l’emprunteur par l’organisme de crédit.
Négocier le meilleur taux de crédit
Lorsque l’on ne peut échapper au crédit, soit pour financer des dépenses d’équipement ou pour acheter un bien immobilier, négocier le meilleur taux de crédit est sans doute la première démarche. Comment faire alors pour trouver le taux le plus bas ?
On peut mettre en concurrence différents établissements de crédits. C’est une démarche qui peut être longue et fastidieuse, car il est parfois difficile de décoder le prix de revient exact d’un crédit à taux fixe par rapport à un emprunt à taux variable. Ou de s’y retrouver avec les frais annexes, de dossier, d’assurance crédit, etc. Une des solutions peut être de faire appel à un courtier qui fera la recherche à notre place, en fonction de notre situation financière personnelle.
Naturellement, le travail du courtier en crédit se rémunère. Cette rémunération se fait soit par une commission à payer par l’emprunteur directement au courtier après le déblocage des fonds, soit par une commission bancaire, généralement de 1% sur le montant emprunté. Dans ce cas, c’est la banque qui rémunère le courtier. Elle répercutera naturellement la commission payée sur le coût du crédit pour l’emprunteur. Néanmoins, il peut être intéressant d’investir cette commission pour réaliser un emprunt plus performant et plus transparent.
Les possesseurs d’Iphone pourront désormais télécharger gratuitement une application, facile à installer, intuitive, qui permet de calculer les mensualités du prêt, notre capacité d’emprunt en fonction de nos revenus, le taux d’endettement produit par cet emprunt et finalement le coût global de l’emprunt. Avec cette application, on peut également visualiser un tableau de financement. De précieux renseignements avant de s’engager !
Une autre solution est de faire jouer la concurrence entre les établissements de prêts en utilisant des comparateurs de crédits sur Internet, notamment pour les crédits immobiliers. Grâce à ces comparateurs, on peut faire un premier tri. La négociation finale se fera directement auprès de la banque retenue. N’oublions pas que les taux d’intérêts peuvent varier au sein d’une même banque, d’une agence à l’autre, et cela grâce à la négociation.
Faire un rachat de crédits
Lorsque l’on a souscrit des emprunts onéreux, crédits revolving et/ou crédits antérieurs lorsque les taux étaient nettement plus chers, une solution peut être le rachat de crédits. Négocier un regroupement de crédits peut s’avérer très intéressant, malgré les frais que ne manqueront pas de réclamer les établissements bancaires ayant financés ces prêts antérieurs.
Nous vous souhaitons à tous une excellente année et une bonne réussite financière !




