Conseils pour l’obtention de crédits
Lundi 19 janvier 2009
On peut obtenir un crédit malgré la crise
L’accès au crédit, prêt personnel, rachat de crédit, crédit immobilier, reste possible malgré les tensions dues à la crise financière. La première condition pour obtenir un prêt est de soigner davantage son dossier de crédit, les établissements de crédits et les banques faisant preuve d’un peu plus de prudence. Ils sont notamment plus vigilants sur la « qualité » de l’emprunteur.
Quelques restrictions sur les demandes de crédits sont désormais à prendre en compte, en particulier concernant les prêts hypothécaires ou la consolidation de dettes. Par exemple, pour une demande de prêt hypothécaire (crédit immobilier), l’emprunteur devra obligatoirement disposer d’un apport personnel, alors que la mise de fond n’était pas toujours indispensable auparavant. L’apport minimum exigé depuis octobre 2008 est de 5%.
En ce qui concerne les demandes de crédit pour la consolidation de dettes, le rachat de crédit, les restrictions peuvent être plus conséquentes. Le dossier doit prouver que l’emprunteur est solvable. Pour les autres types de prêts, les critères n’ont pas changé, en clair, les conditions à remplir par l’emprunteur demeurent les mêmes.
Comment valoriser son profil d’emprunteur
- L’apport personnel est aujourd’hui le premier point important. S’il y a encore quelques mois l’emprunteur pouvait étendre au maximum le montant de son emprunt, ce n’est plus souhaitable désormais. L’emprunteur qui présente un apport personnel conséquent, autour de 20 et 30%, a d’entrée de jeu un atout de poids susceptible de séduire l’établissement de crédit ou la banque qu’il sollicite.
Pour un primo-accédant, lors de l’acquisition de sa première résidence principale, un apport d’au moins 10% a des chances d’être convaincant.
- Le taux d’endettement est l’autre facteur décisif pour déterminer auprès du banquier la viabilité d’un emprunt. Ce taux est le pourcentage entre le montant des charges et le montant des revenus de l’emprunteur. Concernant les charges, le montant pris en compte inclut le remboursement mensuel de l’emprunt immobilier, plus les mensualités de tous les autres crédits, à la consommation ou autres, déjà sollicités par l’emprunteur. C’est ce montant total de charges qui détermine, au prorata des revenus, la somme globalement empruntable.
Aujourd’hui, pour l’obtention d’un crédit immobilier, le taux d’endettement global ne devra pas être supérieur à 33% des revenus de l’emprunteur. Comme l’établissement de crédit va examiner le montant actuel des dettes à la charge de l’emprunteur, il va sans dire qu’il vaut mieux attendre que les crédits antérieurs soient soldés (ou réduits grâce à un rachat de crédit) pour solliciter un emprunt immobilier.
Savoir « rassurer » la banque
- Rassurer la banque : Après avoir été échaudée par l’expérience « subprime » aux Etats-Unis et ses conséquences, les établissements de crédits cherchent aujourd’hui à être rassurées ! L’ancienneté en tant que client dans une banque sera un atout pour l’emprunteur qui cherche à inspirer confiance à sa banque. Tout ce qui peut aller dans le sens de la stabilité est de nature à susciter la confiance. Une autre forme d’ancienneté est donc appréciée et recherchée par les banquiers, c’est l’ancienneté professionnelle.
- Un emprunt de courte durée aura un impact plus favorable qu’un crédit au long cours. Dans la même logique visant à inspirer confiance à l’établissement de crédit, une durée de crédit de 10 ans par exemple sera plus appréciée qu’une durée de 20 ans ou plus. En effet, un prêt à court terme présente statistiquement moins de risques d’incidents de paiements, moins d’aléas familiaux ou professionnels risquant de se présenter sur une période d’endettement plus courte.
- Les 3 derniers relevés de banque sont un indicateur précis susceptible de rassurer l’établissement de crédit auprès duquel on sollicite un prêt. Les banques n’aiment pas beaucoup les comptes habitués au découvert ! Même si ces comptes en débit sont une précieuse manne financière pour elles, lorsqu’il s’agit de valider ou non une demande d’emprunt, les relevés de banque deviennent un outil d’évaluation de la façon dont l’emprunteur gère ses finances. Inutile de dire que des comptes dans le « rouge » ne sont pas une référence favorable. En clair, lorsque l’on a un projet d’emprunt, dans les trois ou quatre mois qui précèdent, il vaut mieux éviter les dépenses coups de cœur, voire envisager la rigueur pour être en mesure de montrer des soldes positifs.
![]() |




