Crédit consommation, moins de risques
Samedi 20 décembre 2008
Une réforme pour le crédit à la consommation
Le Gouvernement s’inquiète du surendettement en France face à la crise financière, raison pour laquelle il veut revoir les règles du crédit à la consommation qui représente aujourd’hui environ 136,4 milliards d’euros et 43,2 millions de comptes. La réforme du crédit à la consommation ambitionne d’éviter les abus dans le contexte de la crise financière et économique actuelle qui accroit les risques de surendettement.
Une attention particulière sera portée sur la partie « crédit renouvelable » ou « crédit revolving », qui représentent environ 24% des encours de crédit à la consommation et concernerait 10% des Français. D’autant plus que la période des fêtes voit se multiplier les offres tous azimuts d’organismes financiers. Les associations de consommateurs appellent à une vraie réforme et non à un simple « toilettage » des textes existants.
Pour réformer le crédit à la consommation, le sénateur Marini prêche pour l’interdiction de démarchage, pour l’interdiction du crédit renouvelable proposé dans les grandes surfaces et pour une vérification rigoureuse de la solvabilité lors de la demande de crédit. On constate en effet que 10 % des Français boostent leur pouvoir d’achat en ayant recours à un crédit à la consommation, souvent sous forme de crédit renouvelable ou crédit revolving. Les grandes surfaces encouragent ces pratiques en associant le crédit à une carte. Or, un rapport de décembre 2008 effectué pour le Comité consultatif du secteur financier, montre que chaque dossier de surendettement contiendrait en moyenne 5 crédits revolving.
La réforme vise donc à améliorer l’information qui serait donnée aux emprunteurs, à interdire les publicités peu explicites. Les banques auraient un « devoir d’information et un devoir d’évaluation » et comme pour les prêts immobiliers, les établissements de crédit devraient évaluer la solvabilité de l’emprunteur.
Faire une simulation de crédit à la consommation
Faire évoluer la loi pour réduire les risques de surendettement ne sera sans doute jamais aussi efficace que la capacité de chaque emprunteur à contrôler sa situation financière. Pour cela, plusieurs solutions existent, notamment d’effectuer une simulation de crédit consommation.
Avant de craquer pour un magnifique salon en cuir ou pour un écran plasma, la simulation de crédit à la consommation permet de savoir si on peut, sans risque, effectuer cette dépense. On peut vérifier, dans l’anonymat complet, sa capacité à emprunter sur de nombreux sites de banques et sur des sites indépendants. Il suffit pour cela d’indiquer le montant que l’on envisage de souscrire, de faire évoluer la durée de l’emprunt à réaliser pour voir s’afficher sur le site les variations des montants de mensualités. On peut donc souscrire un crédit en toutes connaissances de causes.
Souscrire en ligne un crédit à la consommation
De nombreux sites Internet offrent de contracter un crédit à la consommation directement en ligne. Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, il suffit de prendre les mêmes précautions que l’on prendrait auprès d’un établissement de crédit ou d’une banque. Il faut notamment vérifier les frais qui viennent s’ajouter aux mensualités, comme par exemple les frais d’ouverture de dossier, ne soient pas plus élevés. Pour cela, on peut utiliser un comparateur de sites de crédit consommation qui affichera les taux pratiqués et le TEG, taux effectif global.
La proposition de loi souhaite inciter les emprunteurs à la réflexion avant de souscrire un crédit à la consommation, qu’il soit de type crédit revolving ou non. Pour cela, la loi préconise notamment qu’il y ait un délai de 8 jours entre la demande de prêt et la signature effective du contrat. La loi devrait aussi rendre obligatoire la présentation de justificatifs de revenus pour toute sollicitation d’emprunt.



