Faudra-t-il hypothéquer le chien ?
Jeudi 28 mai 2009
Quand les crédits s’amoncèlent et que le chômage menace…
Difficile pour beaucoup de faire face à la fois aux tensions budgétaires et aux risques de réduction ou de perte d’emploi. Avant d’en arriver à hypothéquer le chien
on peut envisager des solutions comme le rachat de crédits visant une renégociation des taux, une gestion plus simple. C’est aussi l’occasion de souscrire, avec ce nouveau crédit, une assurance perte d’emploi.
Attention, cette assurance crédit présente quand même certaines limites. Elle permet de se prémunir en cas de perte d’emploi lorsqu’on est employé en contrat à durée indéterminée. Elle ne couvre pas systématiquement les fins de contrat de travail à durée déterminé, ni les démissions.
Souscrire une assurance perte d’emploi pour son crédit se fait avec l’accord de l’employeur, d’autant que c’est ce dernier qui verse 80% de la cotisation d’assurance. L’entreprise doit également être inscrite au RCS (registre de commerce et des sociétés) et membre d’un syndicat patronal.
L’assurance perte d’emploi destinée à rembourser à la place de l’emprunteur ses mensualités de crédit en cas de chômage imprévu, ne se substitue pas à l’allocation chômage. Elle reste dans le champ unique d’un crédit souscrit par le salarié. L’emprunteur ne perçoit son indemnisation qu’après un délai de carence, surtout si le licenciement intervient dans la première année suivant la souscription de l’assurance. Au-delà d’un an de cotisation d’assurance crédit, l’indemnisation peut atteindre l’équivalent de son salaire pendant une durée de 12 à 24 mois, selon le contrat souscrit. L’indemnisation est cependant plus généralement située entre 50 à 60% du salaire. Elle cesse dès lors que l’assuré retrouve un emploi.
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Certaines compagnies d’assurances acceptent de couvrir des crédits lorsque les employés sont en contrat à durée déterminée. Pour ne pas être pénalisé par le délai de carence qui s’applique, il vaut mieux avoir cumulé des cotisations.
Le taux d’une assurance crédit varie selon les contrats. Une assurance crédit est par ailleurs déductible des impôts, ce qui peut ne pas être négligeable. Si l’emprunteur n’a pas eu recours à son assurance crédit à la fin du remboursement de l’emprunt, il peut percevoir la moitié du montant des primes de son assurance.
Plusieurs bonnes raisons pour anticiper le risque perte d’emploi lorsque l’on souscrit un crédit ou que l’on engage une solution de rachat de crédits… et ne pas être en être réduit à devoir hypothéquer le chien en cas de mauvais augures !




