Les « conseils crédit » de la rentrée
Vendredi 28 août 2009
La rentrée est notoirement un moment qui coûte cher ! Les cartables, les vêtements, les chaussures pour les ados (de marque comme les copains), et autres achats compulsifs pour tenter d’oublier que le soleil et le sable fin, c’est fini pour cette année… Sans parler qu’à force d’entendre dire que « l’immobilier ça baisse », on finit par se dire qu’on pourrait bien commencer à chercher l’appartement ou la petite maison dont on rêve depuis longtemps ! Tout cela oblige à organiser ou réorganiser sérieusement ses finances. Il est donc important de ne pas se tromper.
Renégocier ses crédits
Grâce ou à cause de la crise, les taux de crédits ont considérablement baissé en quelques mois. Ils n’ont même jamais été aussi bas depuis une trentaine d’années. Aujourd’hui, on peut emprunter à 3,7%, en 2002 on était à 4,5% et plus. Autant dire que si l’on a contracté des emprunts à ces taux, il y a de quoi rager… On peut ne pas se contenter de regrets ! La solution est de tenter de renégocier son crédit.
Par exemple, pour un crédit de 150.000 euros souscrit en 2008 au taux de 5,05%, le gain sur le coût global de l’emprunt d’une renégociation peut être très substantiel. En effet, le coût global de cet emprunt était de 99.000 euros. Renégocié à un taux actuel de 4% pour une durée de vingt ans, le coût global descend à 75.000 euros. Soit une économie, déduction faite des frais liés à l’opération, de plus de 16.000 euros !
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Mais comme on ne sera pas les seuls à pousser la porte de la banque auprès de qui on a souscrit cet emprunt, autant bien préparer sa démarche. Trois critères sont à estimer :
- En dessous d’un point d’écart entre le taux initial et celui que l’on peut espérer, l’établissement prêteur ne sera pas très favorable.
- Le capital restant dû doit être supérieur à 50.000 euros.
- La durée restant de l’emprunt devra être d’une dizaine d’années au minimum. En effet, comme les premières années servent à payer les intérêts de l’emprunt, s’il ne reste pratiquement plus que du capital à rembourser, l’opération de remboursement anticipé ne sera pas rentable.
Pour valider la rentabilité de la renégociation, il importe de se faire établir un échéancier avec tableau d’amortissement du prêt.
Parmi les frais liés à une opération de renégociation, il y a les pénalités de remboursement anticipé. Bien vérifier que la banque ne sollicite pas plus de 3% du capital restant dû, ces pénalités sont légalement plafonnées à ce pourcentage.
Parmi les mesures dissuasives parfois utilisées par les banques, il faut également surveiller les frais annexes, comme des extensions d’assurances pas toujours indispensables, ou des frais de dossiers qui doivent rester en moyenne entre 1 et 2% du montant du nouvel emprunt.
Si votre banque se fait tirer l’oreille pour accepter une renégociation, il est toujours possible de la mettre en concurrence avec d’autres établissements de crédits, voire faire appel à un courtier qui se chargera de trouver celui qui acceptera cette opération au meilleur coût. On peut également prospecter différentes offres sur Internet.
Profiter de la baisse des taux de crédits
Même si les banques ne sont pas très enthousiastes face à la multiplication des demandes de renégociation de crédits, même si elles préfèrent réduire la durée des prêts qu’elles accordent, il peut s’avérer intéressant de concrétiser actuellement un projet immobilier.
Comme indiqué plus haut, les taux sont historiquement bas. De plus, il existe différentes aides pour faciliter l’accession à la propriété, comme le Prêt à taux Zéro, le prêt à l’accession sociale, le prêt social de location-accession, ou encore le Pass-foncier.
Certains de ces dispositifs d’aides peuvent même se cumuler. Sans oublier qu’il est possible de bénéficier d’une déduction des intérêts d’emprunt lés à l’acquisition d’une résidence principale. Ils peuvent donner droit à un crédit d’impôt de 40% la première année, 20% les 4 années suivantes.
On peut emprunter aujourd’hui à taux fixe à moins de 4% pour une durée de 15 ans et à 4,30% pour 20 ans. Les taux variables peuvent paraître plus attractifs, autour de 3,60%. Pour cela il faut être sûr de pouvoir négocier son crédit à minimum 1% de moins qu’un emprunt à taux fixe, et avec la mise en place d’un cap sur le taux, soit l’assurance que, s’il se produit une trop forte hausse des taux, celle-ci sera « capée », donc limitée à un taux défini à l’avance.
Notons que l’accord du crédit sera d’autant plus facile à obtenir à un taux attractif que l’apport personnel sera important. Pour constituer son apport personnel, on peut bien entendu débloquer son épargne, mais aussi faire appel à des prêts familiaux et/ou à un plan épargne logement.




