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Le rachat de crédits

« Un crédit ça passe. Plusieurs crédits… bonjour les dégâts ! » Telle pourrait être la formule justifiant d’avoir recours au rachat de crédit. Au-delà de la formule, le contexte économique de crise renforce, s’il en était besoin, la nécessité de recourir à une solution de rachat de crédit.

Pourquoi entreprendre une démarche de rachat de crédit ?

Rachat de créditLorsque l’on envisage un achat immobilier par exemple. Aujourd’hui, les banques ou établissements de crédits sont plus frileux pour accorder des prêts. Ils deviennent donc plus exigeants concernant la situation financière de l’emprunteur. Le fait d’améliorer son profil d’emprunteur devient donc une nécessité. Une démarche de rachat de crédit peut être une des meilleures façons de le faire.

L’augmentation du coût de la vie, l’attirance grandissante pour certains types  d’achats, influencée par des sollicitations de tous ordres et par des commerçants pratiquant une sorte de surenchère sur des prêts à la consommation, peuvent finir par bloquer le pouvoir d’achat du consommateur. Faire racheter cette accumulation de crédits permet de retrouver du pouvoir d’achat.

Une accumulation progressive de dettes conduisent, petit à petit, au surendettement. On commence par un crédit auto, puis un crédit à la consommation de type crédit revolving ou prêt personnel, on sollicite une réserve d’argent, un découvert ; on prend du retard dans le paiement d’impôts, de loyers ou l’on engage d’autres dettes auprès de proches pour tenter de répondre au coup par coup à des urgences… Penser à regrouper cette accumulation de dettes par un rachat de crédits permet souvent de sortir du surendettement, de rétablir une situation financière acceptable, voire offre la possibilité de se recréer une épargne pour les coups durs.


La solution de rachat de crédit doit également conduire l’emprunteur à simplifier la gestion de son budget : plus de prélèvements multiples, plus de dates d’échéances décalées, mais une visibilité simple avec une seule mensualité à considérer.

Le principe du rachat de crédits

Le rachat de crédits est aussi appelé regroupement de crédits. Le fait de faire regrouper ses crédits en un seul permet non seulement de voir plus clair dans sa gestion financière, mais surtout de renégocier les coûts des différents crédits en un seul et unique taux, le plus bas possible. On peut ainsi réduire de 30 à 50% le montant global de ses mensualités.

La procédure de rachat de crédits est simple : une banque ou un établissement de crédit, souvent représenté par un intermédiaire en opérations bancaires (IOB), se charge pour l’emprunteur de la renégociation pour regrouper l’ensemble des crédits en un seul.

Tous les types de crédits, du crédit auto, au prêt immobilier en passant par les crédits revolving ou autres crédits à la consommation, tous peuvent être regroupés dans une démarche de rachat de crédits. De même, cette démarche de regroupement de prêts s’adresse à tous les publics, du particulier au professionnel : auto-entrepreneur, travailleur indépendant, profession libérale, artisans, etc. Le regroupement de crédit peut concerner également des retraités, des jeunes, des propriétaires ou des locataires. Seule sera prise en compte la situation financière du candidat au regroupement de crédits.

Attention, un regroupement des crédits permet de réduire les mensualités de crédit, mais il en allonge la durée ce qui généralement en augmente le coût global.

Lorsqu’un établissement bancaire émet une offre de prêt pour la mise en place d’un rachat de crédits, elle ne peut juridiquement revenir sur son offre. A condition bien sûr, que l’emprunteur accepte l’offre de l’établissement dans les délais légaux qui lui sont impartis (7 jours, 10 jours ou 30 jours en fonction de l’offre).

La banque ou la société de crédit qui a fait une offre de rachat ne peut juridiquement pas revenir dessus, sauf s’il s’avère a posteriori que l’emprunteur a menti sur sa situation financière, professionnelle ou autre lors de l’établissement de son dossier de rachat de prêt, ou s’il a dissimulé des informations sur sa santé par exemple.

Des précautions à prendre pour réussir son rachat de crédit

Première précaution, il est souhaitable de prendre le temps de voir plusieurs offres, de faire jouer la concurrence. De nombreuses offres de rachat de crédits sont disponibles sur Internet, des simulations de propositions également. On ne doit pas hésiter à demander des devis et à faire faire des estimations via les formulaires permettant de comparer les offres.

Il ne faut cependant pas perdre de vue que la crise renforce le risque de tomber sur des offres malhonnêtes de rachat de crédits, notamment sur Internet. Le nombre de cybers criminels serait en augmentation ainsi que les arnaques en rachat de crédits, vols de données personnelles et autres.

Seconde précaution, il faut savoir que le rachat de crédit, comme tout autre type de crédit est encadré par la Loi Murcef qui stipule notamment que « aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent ». En clair, il n’est pas légal de demander à l’emprunteur de verser quelque somme que ce soit, ni pour des frais quelconques, ni en acompte ou garantie sur la transaction à venir, avant la signature définitive du contrat de rachat de crédit. Si tel était le cas, l’emprunteur doit faire valoir ses droits, voire porter plainte contre le courtier ou l’interlocuteur peu scrupuleux qui transgresse cette loi.

Troisième précaution, il ne faut jamais signer le moindre contrat de regroupement de crédits sans l’avoir lu en détail. Si certains termes paraissent obscurs, il ne faut pas hésiter à se les faire expliciter, soit par l’interlocuteur proposant le rachat de crédit, soit par un autre professionnel du crédit. Il ne faut jamais perdre de vue qu’une fois que le contrat est signé, l’engagement devient définitif avec toutes les conséquences financières que cela peut entrainer si l’on n’a pas été vigilant.

Enfin, il est indispensable aussi de veiller aux conditions d’assurances qui seront liées au contrat de rachat de crédit. Le coût de ces assurances s’ajoute aux mensualités du crédit et influence le coût global du crédit. De plus, il est sage de vérifier les conditions à remplir pour bénéficier pleinement de ces assurances ainsi que les délais de carence indiqués. Les assurances également peuvent être mises en concurrence. Il n’est pas obligatoire de se laisser imposer celle de l’établissement prêteur.

Le coût global d’un rachat de crédit

Le montant des mensualités n’est pas le seul critère à prendre en compte pour choisir une offre de rachat de crédit. En effet, un montant très faible peut parfois cacher soit un taux global très élevé, soit une durée de crédit anormalement longue, voire même une arnaque d’intermédiaire indélicat cherchant avant tout à conclure le maximum de contrats sur lesquels il sera commissionné.

L’emprunteur doit exiger que lui soit indiqué de manière très claire le coût global de son rachat de crédits, la durée sur laquelle il s’engage. Une méthode simple pour vérifier le coût global du crédit proposé est de faire la somme de toutes les mensualités et de soustraire de ce total le prix initial du crédit sollicité. La différence sera le coût réel du prêt.

Plusieurs éléments, en plus des intérêts, entrent dans le calcul du TEG (taux effectif global) :
- des frais directs ou indirects et diverses rémunérations d’intermédiaires,
- différentes commissions dissimulant parfois des perceptions d’intérêts,
- la TVA sur des crédits accordés aux particuliers

A titre indicatif, le taux nominal de rachat de crédits à la consommation s’échelonnait fin 2008 de 4,6% à 9%. Généralement les taux fluctuent selon l’indice de référence Euribor. Une loi du 1er août 2003, dite « pour l’initiative économique », vise à limiter les taux d’intérêts des crédits destinés aux particuliers. Toujours à fin 2008, les taux d’usures indiqués par la Banque de France étaient de 21,09% pour les prêts inférieurs à 1.524 euros destinés aux particuliers et de 20,72% pour les crédits d’un montant supérieurs à 1.524 euros.

Un rachat de crédit réussi

Un rachat de crédits réussi est un rachat  qui répond précisément à la situation financière de l’emprunteur. L’intermédiaire en opérations bancaires aura su ménager un reste-à-vivre acceptable pour l’emprunteur ce qui n’est pas toujours le cas dans un dossier de surendettement.


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